LA MACHINE

En 1985, MBK s’implique pour les pilotes et décide de créer le MBK 51 CF, une machine conçue par l’équipe de Jean BIDALOT, afin de s’imposer dans le championnat de France groupe 2, la catégorie réservée aux mobylettes homologuées au moins à 200 exemplaires. Un groupe 2 doit donc être une machine homologuée et bridée à 45 km/h avant d’être équipée d’un kit moteur compétition du constructeur avec un carburateur limité à 19mm. MBK va ainsi homologuer sa machine compé client le 20 mars 1985 aux cotés des autres MBK 51 dont elle ne diffère que sur certains points, colonne de direction plus épaisse et positionnée plus haute, barre de renfort, réservoir augmentée d’un cm en largeur, support de bras oscillant renforcé et rabaissé, support de selle intégrée et mini garde boue arrière. Le bras oscillant est rallongé et renforcé et dispose de repose pieds reculés. En ce qui concerne l’équipement, MBK opte pour une fourche paioli oléopneumatique de 30 mm, un frein à disque grimeca et des amortisseurs paioli oléopneumatique de 290 mm.

Le kit polyester de toute beauté est fabriqué par Philippe HENRION, teinté dans la masse et d’une qualité exceptionnelle.

Avec cette machine, MBK frappe très fort, commercialisée à 7950 francs à son lancement, soit moins cher que les 50 EW et KW de l’époque, elle va faire le bonheur de tous les pilotes en herbe. Il est difficile aujourd’hui de s’imaginer l’engouement des courses de mob.

Dans toute la France, des compétitions sont organisées et la catégorie Groupe 2 est la plus relevée, quelques 103 préparés par des passionnés participent mais sans aucun espoir de victoire face au 51 cf. Le nombre de participants est tellement élevé que des qualifications sont organisées et seuls les meilleurs ont accès à la course principale. Le CF développe 8,5 cv avec son moteur à air et son carburateur de 18mm. Le CF révèlera des jeunes pilotes talentueux tels que Jean-Pierre JEANDAT et sera utilisé également en catégorie Groupe 3 avec Christian MENAGER à son guidon. Le CF Groupe 2 évoluera par petites touches sur sa partie cycle tandis que sa motorisation connaîtra des modifications plus importantes. Fin 1986 et alors que le Peugeot XG2 arrive en fin de saison, le moteur devient liquide avec un carburateur passé à 19 mm, le variateur reprend le principe des masselottes du vario peugeot et une cartouche ressort prend place sous le moteur. On passe ainsi de 8,5 cv à environ 11 cv. C'est la version qui le plus marqué les esprits avec son moteur liquide et son pot droit à rotule passage haut et c'est cette machine que vous pouvez gagner !